Après des mois passés à déployer l'IA sur le terrain — chez Crésus comme dans des collectivités — je peux résumer ma conviction en une phrase : dans un territoire, l'IA qui compte n'est pas la plus puissante, c'est la plus digne de confiance.

Cette confiance ne se décrète pas. Elle se construit sur quatre exigences.

Utile

Une IA territoriale n'a d'intérêt que si elle résout des problèmes concrets : déchets, mobilité, qualité de l'eau et de l'air, sobriété énergétique, accès aux démarches. Pas d'IA « pour faire moderne » — de l'IA qui rend un meilleur service.

Responsable

L'humain garde la main, surtout face aux publics fragiles. Contrôle humain sur les décisions sensibles, explicabilité, respect du RGPD et de l'AI Act, vigilance sur les biais : ce sont les fondations, pas des options.

Souveraine

Les données des habitants restent sur le territoire. Open source, hébergement maîtrisé, pas de dépendance à un éditeur : garder la main, c'est aussi une question de bonne gestion publique.

Sécurisée

Les collectivités sont devenues des cibles. La cybersécurité fait partie du projet IA, pas à côté. Protéger les usagers, c'est protéger leurs données.

Exigeant, et c'est tant mieux

Utile, responsable, souveraine, sécurisée : c'est une barre haute. C'est précisément pour ça qu'elle vaut le coup. Le numérique, bien fait, c'est un service public de plus — pas une menace de plus. C'est la ligne que je continuerai à défendre, sur le terrain comme dans le débat public.